Consolé, je consolerai les êtres

avalokiteshvaraPMChers étudiant(e)s,

Un petit mot pour partager avec vous après ces évènements horribles cette semaine. Cela s'est passé dans "notre quartier", là où vous et moi avons l'ambition folle d'apporter un peu de soulagement aux êtres par le pouvoir du Gong.

J'aurais voulu écrire plus tôt, mais tellement choqué que j'en ai été incapable. Maintenant que cela va mieux, que je n'ai plus de larmes dans le corps, que la colère s'est dissipée, que j'ai retrouvé la paix avec une détermination plus farouche encore de combattre l'ignorance et l'obscurantisme et de transmettre tout ce que j'ai reçu de la vie, j'ai l'irrépressible envie de vous raconter une histoire, "spirituellement vraie".

"Il était une fois, un Bodhisattva, fils du Bouddha Amitabha, qui se nommait Avalokiteshvara (Qui Considère Les Voix Du Monde). Il étudiait le Dharma avec son maître qui lui enseignait continuellement pourquoi et comment la Sagesse de Vacuité et l'Amour Inconditionnel s’articulaient ensemble sans jamais que l'un ou l'autre ne puisse, ne doivent, faire défaut. Avalokiteshvara était excellent et faisait de rapides et profonds progrès.

Puis vint le jour où il s'approcha spontanément du Nirvâna (la Grande Libération) et où il quitterait définitivement la roue infernale des renaissances et des réitérations sans fin. Mais il regarda un bref instant en arrière et vit la misère du monde, incommensurable, insurmontable, et ses causes et ses conséquences, et tous les êtres malheureux qui en étaient esclaves. Lui, si brillant, si fort, si sage, se sentit anéanti, et le Nirvâna, tant chéri et espéré, n'avait plus la moindre saveur. Avalokiteshvara, décontenancé, impuissant, fondit en larmes, des larmes qui coulaient sans interruption.

Une de ses larmes toucha le sol. Soudain, elle se mit à vibrer et à briller de mille feux. Quelque chose naissait à l'intérieur. Ou plutôt semblait-elle se métamorphoser. Puis une magnifique déesse s'en élança, radieuse et souriante. Elle dit :

"Sèche tes larmes, Grand Être. Je suis née de l'une d'elles car elles sont sincères et pures comme ton amour, et je viens à ton secours. Je me nomme Târa, l’Étoile, la Libératrice. Désormais, je suis ta sœur, et je vais t'aider dans la tâche qui t'attend. Tous les deux, et pour tous ces êtres, nous allons faire de belles choses, de bonne choses, des miracles même ! Crois-moi, je vais agir concrètement et dans le menu détail, à commencer par l'éradication de la peur, sous toutes ses formes..."

Elle ne cessait de parler et d'énumérer tout ce qu'elle savait faire. Son corps brillait d'une lumière douce et puissante, et changeait aussi de couleur selon les mots qu'elles prononçait. Avalokiteshvara se senti consolé et dit :

"Consolé, je consolerai les êtres. Libéré, je les libèrerai. Qui pense à moi, ne serait-ce qu'un instant, je lui apparaîtrai et lui viendrai en aide de toutes les manières possibles, concevables comme inconcevables".

Ils s'embrassèrent et, depuis ce jour, travaillent de concert au bien des êtres qui le désirent."

Ces grands êtres, et bien d'autres encore, sont dans notre cœur. Ils n'ont pas besoin de beaucoup de place car ils sont si minuscules que notre cœur est plus vaste qu'un million de galaxies pour eux ! Ah mais peut-être est-ce aussi pour cela que nous ne les voyons pas ?

A très vite pour ce dernier week-end de formation qui, je l'espère, sera pour vous le début d'une grande aventure.

Portez-vous bien,
Navjeet

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